communication écologique

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vendredi 11 janvier 2008

Croix-Rouge française : Juste une heure

... juste une heure en cette nouvelle année 2008, pour que la Croix-Rouge française puisse mettre en oeuvre ses projets associatifs. Rappelons que la Croix-Rouge française, vieille et grande association intervenant dans de multiples secteurs de la solidarité et de la santé, a besoin d'aide.

Avec juste1heure.fr, la Croix-Rouge nous rappelle que l'équivalent d'une heure de temps de travail donnée en argent, c'est toujours ca pour aider. Et que si on le fait chaque mois, c'est un bel acte de générosité facile quand on n'a pas le temps d'être bénévole... :-)

Rendez-vous sur juste1heure.fr pour en savoir plus et vous en engager aux côtés de la Croix-Rouge française ! Une campagne en ligne pleine de respect pour la nouvelle année 2008 donc.

Mobilisez vos voisins, vos amis, votre famille, vos collègues, pour aider la Croix-Rouge sur juste1heure.fr :-)

lundi 12 novembre 2007

des propales pour des produits de merde oui j'en rédige et franchement j'overdose

mon ami en ligne, le fameux R., m'a sorti quelque chose de simple et assez intéressant, bien que très au premier degré, qui est révélateur de l'état d'esprit de nos concitoyens en état de prise de conscience et de changements positifs :


"des propales pour des produits de merde oui j'en rédige et franchement j'overdose".


jeudi 1 novembre 2007

ah bah voilà la dernière : et on nous ressert du sexe écolo !

après les métrosexuels, (re)voici (pour la n-ième fois) les éco-sexuels. Trop c'est vraiment trop...

Alors c'est quoi un éco-sexuel ? Franchement ? Une belle invention sans aucun sens d'une équipe de gens de marketing en mal d'invention et de nouveautés ? Je ne sais pas, quoi qu'il en soit ca devient un peu fatiguant de mettre de l'écolo partout, bien que ca soit bien (je vais pas tirer sur l'ambulance, pour une fois qu'on en parle à gogo !).


Alors du sexe écolo ? "bah c'est quoi le sexe écolo" ? Remember, c'est comme LA question : "bah alors, c'est quoi un mariage écolo ?" (sans commentaires... :-)

n-ième réponse, histoire de remplir un encadré, dans le Courrier International du cru.


Plus sérieusement : maintenant les vrais super plans drague, c'est quand t'es solo ET écolo ? totally huge...

Enjoy


Ecologie : pas de place pour nos frères africains

voilà, Courrier International nous gratifie un papier fin, et ils titrent ca avec raison : "Serons nous écolos ?"








En résumé, la place de la réflexion et de la révolution verte doit-elle uniquement être laissée aux riches et nantis occidentaux ? Et nos frères africains alors ? Certes certains diront qu'ils ont d'autres soucis à résoudre avant, mais quand même... Ca concerne tout le monde, alors pourquoi nos joyeux médias n'en parlent qu' APRES le Grenelle ?

Grenelle de l'Environnement : prochaines étapes

Le silence doit maintenant disparaitre de cet espace d'expression.

Quant au fameux Grenelle de l'Environnement, chacun pense de tout cela ce qu'il veut. Néanmoins, il me semble important de souligner que rien n'est gagné :

- le 15 décembre, tous les conclusions adoptées seront arrêtées par N. Sarkozy après que les lobbies aient fait leur effet,

- suite aux décisions prises par notre super-président, seront votées les lois concernant le Grenelle en Janvier,

- reste encore à adopter le budget, et ça...ça dépend de Bercy !


Courage mesdames et messieurs les membres des associations et ONG, je sais que vous ne lacherez pas ce morceau déterminant pour la survie de la planète.

dimanche 17 juin 2007

de l'eau potable pour tous !!

Communiquer en écologie c'est aussi mettre en avant les grandes causes, les questions majeures.

Cette semaine, une amie (Esther pour la nommer) a publié un post pour signer une pétition et faire en sorte que chacun des êtres humains de cette planète Terre ait accès à l'eau potable.

L'eau non potable est la première cause de mortalité dans le monde : 8 millions de personnes par an, soit 15 personnes par minutes qui décèdent suite à la consommation d'une eau très largement impropre.

Agissons chacune et chacun à la mesure de nos moyens, et signons cette pétition qui sera envoyée à l'automne à la Présidence de la République Française.


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Avec SOLIDARITES, association d’aide humanitaire internationale, nous demandons aux responsables politiques les actions suivantes : 

1/- Un accroissement significatif des ressources financières nécessaires car celles qui sont affectées actuellement sont dramatiquement insuffisantes pour donner accès à l’eau potable à ce milliard d’êtres humains qui en sont privés. 

2/-  Une mise à disposition rapide de ces ressources financières, en priorité pour les pays les plus pauvres, notamment ceux affectés par des conflits ou des catastrophes naturelles, pour une action humanitaire d’urgence. Une mesure indispensable pour atteindre au moins l’objectif du millénaire des Nations Unies n°7 : réduire, d’ici 2015, de 50% le nombre de personnes privées d’un accès à l’eau potable et à l’assainissement.

3/- La création d’une Agence Internationale pour l’Eau, organisme de référence, chargé de la mobilisation des ressources et de leur affectation, de la promotion d’une gestion intégrée de l’eau et de la coordination des acteurs. Elle veillera, au renforcement des gouvernances nationales comme des capacités locales, et au développement d’une politique de sensibilisation et d’éducation. Cette Agence aura aussi comme objectif de s’assurer de la mise en œuvre des décisions.  Cette pétition sera remise à l’automne 2007 au Président de la République Française, au Président de la Commission Européenne, et au Secrétaire Général des Nations Unies.

mercredi 30 mai 2007

Manager ou entreprendre en économie sociale, alternative et solidaire : quelle communication alternative adopter ?

"Manager cela s’apprend alors qu’entreprendre se découvre ?" c'est ce que Laurent écrit sur enviedentreprendre.com

"L’un planifie et avance ses pions par rapport au passé, l’autre avance vers l’inconnu. L’un risque son job, l’autre risque tout. L’un calcule, l’autre fonce !"

Ca démarre bien :-)

Cette vision est un peu stéréotypée, mais relativement parlante pour les néophytes. Néanmoins, nuançons un peu le propos de Laurent. L'inconnu est quand même un peu cerné : avant de se lancer, on a travaillé une étude de marché, une road-map, un businnes model, un business plan, on a aussi un réseau, des amis et collègues, ou anciens collègues, qui vous soutiennent, vous guident, vous conseillent souvent pour le meilleur, parfois dans un intérêt purement personnel. Il n'y a rien de mal à cela.

"Des managers, il y en a dans toutes les entreprises privées (pour le public j’en suis nettement moins certain) car là où il y a une organisation il y a forcément quelqu’un qui dirige. Par contre les entrepreneurs sont comme les plantes sauvages. Ils apparaissent n’importe où et surtout pas là où on les attend. Contrairement à leurs homologues rien n’est véritablement planifié. Cela leur tombe dessus souvent suite à chômage ou autre événement plus ou moins prévisible."

Tiens on voit là un premier lien entre projet économique, intérêt général, et la nature... :-) Oui c'est vrai, les entrepreneurs poussent n'importe où, de façon totalement anarchique.

"Tout manager peut espérer découvrir qu’il est un entrepreneur (quelques %) et tout entrepreneur peut devenir un manager (95%). Les quelques entrepreneurs restant sont ceux qui ont un turbo et qui vous pondent des entreprises comme on respire. La routine les ennuie alors dès que le bébé marche tout seul ils repartent à l’assaut d’un nouveau défi. Très indépendantistes, ils ont du mal à se sentir enfermés dans un organigramme."

Tout comme dans une théorie de l'évolution bien connue, l'évolution est lente donc, et les pourcentages de sortants sont faibles.

"L’entrepreneur possède une qualité que le manager n’a pas ou n’a pas encore découvert : la capacité de se reconstruire quoiqu’il arrive. C’est comme une force intérieure, une invincibilité qui l’immunise face à la dépression. Il aura certes des poussées de fièvre ou on l’abandonnera corps et âme tant il est cadavérique mais il se relèvera. Il est comme inoxydable. Même mort il bouge encore !

Le manager, lui est plus vulnérable voilà pourquoi on le retrouve comme cadre dans une entreprise. Il a besoin d’être l’hôte d’une entité qui le rassure. Il saura ,s’il est loyal, se battre de toutes ses énergies pour l’entité qui l’a accueillie. Et puis s’il y a trahison (souvent après de nombreuses années), il se lancera dans l’aventure de l’entrepreneur.

90% des cadres supérieurs de multinationale qui se lancent dans l’entreprenariat font faillite ! Chiffre peu flatteur, cela a au moins le mérite de démontrer que quelque soit le titre, les diplômes et la paye d’un manager, l’entreprenariat n’est pas fait pour tous

Si devenir un manager vous tente, pas de problème. Si l’entreprenariat vous tente alors prévenez vos proches car ils vont souffrir. Autant le manager n’engage que lui globalement et accessoirement ses proches, l’entrepreneur implique la galaxie de toutes ses connaissances et surtout ses proches.

Si au fort de la tempête ses proches le lâchent alors il devient comme une âme en errance ne sachant plus à quoi vraiment s'accrocher. Si la situation dure, il s'écroule sur lui-même comme s'il n'avait plus de consistance. Il s'étiole à vue d'oeil et la dépression le mine définitivement.

Sans un soutien réel de ses proches très proches (femme et enfants), un entrepreneur n'a aucune chance de tourner les coups de boutoir à son avantage. Fort d'une volonté et d'un ego souvent surdimensionné, le combattant s'écroule quand l'affectif ne le nourrit plus, quand l'instinct de la survie du cercle familial n'est plus en action."

Là, je ne suis pas totalement d'accord avec Laurent. Il est vrai que l'ego est important dans la société occidentale, voire même ultra-dominant. Cependant, tous les entrepreneurs ne sont pas nécessairement comme cela. Les sociologues montrent que depuis 15 ans il y a une vague de fond dans le comportement des citoyens, à être plus proche de valeurs fondamentales, plus proche de la nature, plus proche des autres, des siens. Bref, plus humbles aussi, plus respectueux de la vie. Et cela touche aussi des entrepreneurs, portés par la seule (ou presque) volonté d'agir, d'être, d'avancer, pour ses concitoyens, dans un intérêt général qui porte l'entrepreneur et le nourrit intellectuellement. De plus, "femme et enfants" : pas vrai. Ca peut aussi être "homme". Il y a aussi des entrepreneuses, pensons donc aux couples en général et laissons la réflexion ouverte à tous les couples (homme qui soutient son homme, homme qui soutient sa femme, etc.).

"Voici pourquoi l'entrepreneur doit absolument ménager des plages horaires sociales avec ses proches malgré la contrainte d'un calendrier surbooké.

La notion de "socialisation" est l'une des pièces maîtresse d'une vie d'entrepreneur réussie.

A quoi sert d'être fier de votre entreprise florissante si à coté votre vie affective et familiale est un échec total. L'argent et la reconnaissance sociale ne remplaceront jamais les années perdues de votre vie affective et familiale.

Combien d'entrepreneurs (et de dirigeants de société) n'ont pas vu leurs enfants grandir. Leur entreprise leur a volé littéralement des années qu'il ne pourront jamais complété. Que dire de ce blanc, de cette inexistence de vie où l'on a été absent.

L'énergie, l'enthousiasme aiguillés par la volonté font que les entrepreneurs sont des battants dans l'âme. Derrière leur notoriété, leur argent ou leur réussite se cache des blessures, des manques que personne n'envirait d'avoir.

La réussite professionnelle est importante mais la réussite d'une vie de partage affectif l'est encore plus.

L'argent n'achètera jamais l'amour et le temps. Par contre l'amour vous fait passer des moments inoubliables et inestimables. Soyez riche de souvenirs de partage car c'est cela le bonheur.

Alors si vous découvrez que vous êtes un entrepreneur alors partagez avec vos proches, vos salariés et toutes les personnes que vous rencontrerez et je puis vous assurez que non seulement vous serez riche d'une vie bien remplie mais qu'en plus l'argent viendra à vous comme le soleil apporte la lumière."

Collaborer, partager, échanger, s'ouvrir, tendre les mains vers les personnes qui peuvent vous éclairer, comme les fleurs le font vers le soleil, comme dans la nature donc, on en revient toujours là... :-)

Dans ce contexte, la communication, alternative de préférence, ouverte, solidaire, sociale, naturelle, en réseau plutot qu'en hiérarchie (d'un autre temps la communication de masse hiérarchisée), a toute sa place. Développer une activité, un business, c'est l'ouvrir aux autres, prospects, clients, consommateurs, famille, amis, contacts pros, collègues, etc.

Ouvrir, c'est recueillir un max d'infos pertinentes (ou pas), et pouvoir les recouper, les centraliser, les faire vivre, les échanger, et en tirer des conclusions plus vite, de meilleure qualité, pour un projet plus fort, plus beau. L'ère du marché vertical ou horizontal est finie. Le 5ème pouvoir de Thierry Crouzet est en marche, laissons le vivre et évoluer à côté des 4 premiers. Il trouvera sa place, et les entrepreneurs du 5e pouvoir, cette nouvelle génération ouverte, rompue aux nouvelles technos, saura trouver ses us et coutumes.

mercredi 14 mars 2007

relations entre projet d'entreprise sociale, alternative et solidaire, et écologie

« Ça fonctionne ? Vendez-le ! » est le titre d'un papier rédigé par S. Guérin et visible ici : http://www.stephguerin.com/archives/ca_fonctionne_vendez_le

Il n'a pas tort : il faut commercialiser un produit ou un service dès qu'il existe, même s'il n'est pas finalisé, voire même pour certains services avant qu'ils ne soient créés.

À la fin de son article, il résume sa pensée en quelques mots. « Bref, est-ce que votre produit fait ce qu'il a à faire ? Oui ? Alors mettez-le sur le marché ! N'attendez surtout pas. Plus vite il est sur le marché, plus vite vous ferez de l'argent. Avec cet argent, vous pourrez améliorer le produit. Sans cet argent, vous aurez un beau produit qui n'ira nulle part. Que préférez-vous : Un produit correct qui vend ou un produit parfait qui restera sur la papier faute de moyens ? »

1. Peut-on rentabiliser une invention sans brevet ?

Pour une PME ou une TPE, est-il vraiment nécessaire qu'un produit utile, découlant d'une idée novatrice, soit breveté avant d'en faire la commercialisation ?

Comment savoir si un produit ou un service peut se transformer en une réussite commerciale ? Le concept répond-il à un besoin ? Est-il parfait pour un client tout en étant mal adapté pour un autre ?

Une étude de marché peut bien aider à prévoir le potentiel de vente, mais rien de mieux que l'expérience découlant d'une mise en marché pour connaître l'engouement du client pour un produit novateur ou un service original. Mais alors, pourquoi ne pas le mettre sur le marché au plus tôt ? Ça me semble la meilleure façon d'obtenir des commentaires de clients afin de le faire évoluer. La réalisation des modifications ou des ajustements nécessaires sera simplifiée parce que le tout nous semblera plus concret.

Les brevets et autres trucs compliqués sont mieux adaptés aux besoins des grandes entreprises qui disposent de temps et d'argent pour mettre en place des processus sophistiqués et coûteux.

Le risque qu'une invention devienne désuète parce que non exploitée est bien plus grand que de se faire voler son idée par un opportuniste. Surtout que quelqu'un d'autre peut bien avoir la même idée tout à fait par hasard.

2. Entrepreneuriat social

Faut-il vraiment attendre d'être riche pour entreprendre ?

Voici ce qu'en pense monsieur Paul-Arthur Fortin, directeur général de "Accès Entrepreneur inc." (Canada) : « On n'est jamais trop pauvre pour entreprendre, c'est juste un peu plus long ! » cf. l'article intitulé « Aux gran...

Démarrer une petite entreprise afin d'exercer son métier comme travailleur indépendant n'est pas très exigeant au plan de l'investissement.

Cependant, monsieur Fortin voit plus grand lorsqu'il nous fait part de sa définition de l'entrepreneuriat que voici : « c'est faire de grandes choses avec de petits moyens. »

Toutefois, il me semble qu'il est bien plus simple de se regrouper pour entreprendre de grandes choses avec des moyens financiers limités. Voilà qu'entre en jeu le concept de l'entrepreneuriat social.

Selon lui, il est capital de s'impliquer dans la gestion de divers organismes à but non lucratif, à titre de membre du conseil d'administration. Il convient d'identifier des organismes sérieux qui peuvent s'intéresser aux services d'indépendants. Souvent, il peut même être utile de créer une coopérative de travailleurs avec un entrepreneur qui a déjà une activité et un réseau de collaborations.

Est-ce que l'entrepreneuriat social est une formule idéale pour devenir riche ? Est-ce que l'objectif d'un travailleur indépendant ou d'une entreprise est forcément et uniquement l'enrichissement financier ? L'entraide et la collaboration sont aussi des formes d'enrichissement, qui sont d'ailleurs valorisés, puisque l'on parle de plus en plus de mise à disposition de compétences, notamment dans le "sponsoring de compétences".

Ce qui compte est que ça bouge, qu'une activité soit en place et permette de faire vivre des individus. L'entrepreneuriat social semble être une alternative par excellence pour démarrer au plus tôt des projets novateurs avant qu'ils ne deviennent démodés.

3. L'entreprise écologique

Est-ce que l'univers de l'entreprise en occident, et son fonctionnement économique basé sur le profit financier est viable et pérenne ? La compétition est-elle le seul mode de développement viable de la vie économique ? Les entreprises leader sont-elles vouées à être pérennisées ? Collaborations plutôt que compétitions, ne serait-ce pas un autre mode de fonctionnement possible ?

Dans les différentes réflexions sur l'entrepreunariat, il ressort souvent qu'une entreprise ne peut être viable et équilibrée que si elle équilibre son fonctionnement interne (communication interne, relations de confiance et de respect entre les travailleurs, management empathique) et son fonctionnement externe (commercialisation éthique, relations partenariales équitables, relations empathiques avec les clients). Une entreprise peut être vue comme un être vivant au sein d'un écosystème : chacun a besoin des autres, et ce sont les relations équilibrées entre les différents éléments qui provoquent leur pérennité.

Les entreprises sociales, alternatives et solidaires ont chacune à leur manière trouvé doucement, et pour la plupart sûrement, leur activité et un rythme de croisième convenable. Comme je le soutiens souvent, le marché ne se définit pas que par les quantités de ventes directes. Il est aussi définit par la qualité des relations, la fiabilité et l'imagee des produits, des services et de l'entreprise, et encore par l'ambiance véhiculée par les commerciaux et la communication de l'entreprise. Le marché pérenne est donc un équilibre entre quantité (pour faire vivre les travailleurs) et qualité (pour fidéliser travailleurs et clients).

Cela implique d'abord la mise en place de valeurs éthiques et saines fortes, et le respect permanent de la mise en pratique de ces valeurs en interne et en externe, et ensuite la recherche d'équilibre financier et social dans ce contexte de respect et d'éthique.

Dans les pratiques d'entreprises conventionnelles, cela reviendrait à créer une nouvelle contrainte beaucoup trop forte pour pouvoir être mise en oeuvre sereinement, vécue comme une révolution et un changement impratiquable. Dans les entreprises sociales, alternatives et solidaires, c'est une base fondatrice que chacun des travailleurs met en oeuvre naturellement au quotidien.

L'un des exemples connus de ce mode de fonctionnement est Patagonia, qui créé et distribue dans le monde entier des vêtements de sport de grande qualité, fabriqués à partir de matériaux recyclés. D'autre entreprises, à des échelles plus locales fonctionnent sur ce même principe, que l'on appelle aussi pour certains acteurs "commerce équitable" : Idéo, pour les vêtements éthiques, Biocoop, pour la distribution de produits biologiques, ou Mademoiselle Bio, pour les cosmétiques naturels et écologiques distribués de manière alternative.

CREDITS

Kim Auclaire est à l'origine de cet article (publié sur http://toile.mastodonte.com/spip/article.php3?id_article=727)

Son article très juste a été revu et augmenté par mes soins, afin de répondre plus globalement aux réflexions que j'ai. La troisième partie sur « l'entreprise écologique » est de mon fait.

vendredi 9 mars 2007

ère de changements

Salut à tous,

Les habitudes peuvent changer, les pratiques aussi...

Après les remarques de la semaine passée sur les conflits et quelques compléments prosaïques personnels, voici mes propos réflexifs du soir suite à une lecture passionnante, quant au changement considéré comme "projet de changement", propos qui offrent des éléments de solutions aux questions soulevées hier, afin de mener à bien, à mon sens, un changement construit et vécu de manière positive.

Si ces réflexions quelque peu spécifiques et méthodologiques, bien que encore assez généralistes et parfois longues à lire, vous aident n’hésitez pas à m’en parler, ça m’aidera aussi…

Un théoriste a écrit dans l’un de ses bouquins que « (…) l'imaginaire (…) résulte toujours d'un affrontement entre les deux forces dont dépend la vie : 1. celle qui sert le maintien des acquis. Elle exprime ce qu’on appelle l'instinct de conservation et - selon les circonstances -, on dira qu'elle manifeste la permanence (positive) ou la résistance (négative), 2. celle qui tend à promouvoir le devenir de l'être. Elle est pulsion de renouvellement et - suivant les cas -, on dira qu'elle manifeste l'évolution (positive) ou l'entropie (négative). »

Tel qu'il le présente, l’imaginaire c’est le « changement vers un meilleur ». La résistance du collectif, du groupe humain, y est donc une calamité, car l'évolution devient un rêve inatteignable, voire un cauchemar (Cyrulnik appelle ça le « nocebo »). Résultat encore plus effrayant : les choses restent ce qu'elles sont puis meurent. Ainsi donc le collectif noircirait tout progressivement et le projet imploserait (s'effondrerait sur lui-même donc, tel un trou noir).

La faute à l'homéostasie = « résistance naturelle ».

Si elle est naturelle, alors comment la corriger ? « Par une action » selon le positif économiste américain D. Gleicher. Il propose la méthode suivante : - mesurer la force du « ras-le-bol » : pour se projeter dans une forme future, on doit en avoir assez du fonctionnement présent (premier paradigme assez négatif, déjà vu et assez fançais somme toute), - éclairer par sa vision en exposant par la simplicité les exemples concrets de ce qu'il faut atteindre, - incarner l’idéal (Gandhi a dit « soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ») en soignant les premières étapes vers « le mieux » : on montre ainsi qu’une voie de réussite est possible, réussite qui préfigure l'heureux point d'arrivée : le meilleur.

Le potentiel de captation, de compréhension et de changement positif de ses auditeurs devient alors de plus en plus grand.

Un groupe peut donc aller vers un changement si (transformer le négatif en positif, comme les végétaux qui piègent le CO2, et transforment la mort du vivant animal en vivant végétal) : 1. la situation actuelle ne satisfait plus (constat négatif) 2. l’objectif énoncé est simple et explicite (projection positive) 3. les actions déjà réalisées sont opérationnelles et positives (résultats positifs)

Chaque étape supplémentaire gagnée est importante. Les « cercles vertueux » sont donc indispensables (Pavlov pour la théorie dans les bouquins, David dans le cahier de projets Ecedi, Samia pour ma mise en pratique par le passé, les arbres dans la nature). Il faut donc encourager et accompagner chaque avancée, même petite, et signaler à celui qui réussit sa propre progression pour l’encourager. Vaste programme pédagogique !

4e point donc : encourager tous les progrès.

Certains psys pensent qu’une poignée de pionniers convaincus peut faire basculer toute une société. Y compris vers « le mieux ». Ah oui ? Gandhi, Martin Luther King, les suffragettes, le feint ou réel écolo à la mode Al Gore seraient de cette trempe, plus modestement et plus proche de nous Pierre Rabhi.

Avec des personnes ouvertes à la critique constructive et au débat (1ère condition sine qua non qui rassure tout le monde), il me semble utile de : - encourager le groupe à avoir des idées simples et faciles à retenir (2ème condition, on comprend ce qui est vécu par le groupe, et ce qu’il veut - « Ce qui est simple est efficace », dirait Marcel Dassault, le joyeux vendeur d’armes), - veiller à ce que le groupe soit visible tout le temps (3ème condition - on entend les idées partout, chaque membre du groupe est présent sur tous les fronts), - consolider la solidarité du collectif (4ème règle, la pugnacité, le courage et la cohésion quoi qu'il arrive).

Une majorité, par le simple fait d'une minorité convaincante, peut basculer dans des comportements positifs et des valeurs complètement différentes. L’ère du changement est gagnée.

Conclusion générale : 1. cultiver la lassitude, dans son attente d’un différent et d’un mieux, 2. indiquer une forme claire et concrète d'un mieux atteignable, 3. mobiliser une minorité tolérante, persévérante, solidaire, animée de concepts simples, incarnant partout et tout le temps son idéal, 4. réussir soi-même les premiers pas (forcément exemplaires) vers le mieux, 5. féliciter tous ceux qui suivent et mènent le changement, même avec humilité et discrétion, qu’ils soient leaders ou petits acteurs du changement. Le mérite ne se mesure pas à la position hiérarchique dans un projet.

équilibre durable pour tout de suite

Aujourd’hui (enfin hier), c’était la journée de la femme. Une occasion de plus de penser à ma chérie, ma future femme, et à l’équilibre qui nous unit.

Profitons de cette journée pour penser à elle qui depuis un mois assume et assure la vie de la famille, de la maison, des enfants, des courses, du ménage, etc. et qui râle parce que je suis à la maison trop tard. Parce que j’ai accepté un nouveau job à Paris, job intéressant voire passionnant, certes, mais un job qui je le constate a créé un déséquilibre, et qui donc n’est pas un job durable dans sa forme actuelle.

Ma vie a changé donc, en bien par certains points, en mal par d’autres, et l’équilibre n’est plus. Plus le temps de voir mes enfants le soir : je rentre trop tard. Plus le temps de voir ma femme le soir : on mange ensemble (ou plutôt l’un à côté de l’autre), on dort ensemble, mais on n’a plus le temps de construire notre vie de couple et notre vie de famille, d’échanger, de discuter. 3h30 à 4h de transport par jour : c’est trop pour un être qui ne peut pas vivre ni travailler durablement en ville. Alors travailler à Paris 5 jours par semaine, partir à 7h30, rentrer chez soi à 20h, voire 21h, c’est sans doute conventionnel mais non durable.

Je sais et je sens que mon corps et mon esprit compensent certains déséquilibres psychologiques, spirituels, physiologiques et intellectuels, mais il n’est pas fait pour cela, et cela ne durera pas longtemps à ce rythme. Mon cœur souffre de ce déséquilibre, et le communique à mon corps et à mon esprit, qui ne résistent pas, par solidarité, et accueillent ce changement. Mais mon être n’est pas seul au milieu de la société. Il existe aussi par ses relations constructives, attentives et positives à mon cœur de famille.

Pourrait donc survenir le moment de la rupture, psychologique d’abord, puis physique et enfin familiale. La première rupture point brutalement le bout de son nez, alors il faut réagir maintenant, pour rééquilibrer la situation et les rapports. Ensuite, il faudra rendre positive et éclairée la nouvelle situation, puis la rendre équilibrée et surtout pérenne, afin qu’elle devienne durable. Enfin alors pourra revenir la vie stable à laquelle j’aspire aussi, une vie faite de passions contrôlées, d’engagements mesurés, et de raison gardée, tout en laissant libre cours à des débordements ponctuels qui font d’une vie un chemin intéressant et satisfaisant, une vie pleine d’enseignements pour en faire une vie de changements positifs d’intérêt général.

Je ne veux pas que ma femme et mes enfants se transforment à mes yeux en êtres de passage, ou plutôt que j’apparaisse à leurs yeux comme un être furtif et désintéressé, un être de passage. Mon cœur de famille, la famille plus large, les amis, les relations doivent rester présents dans ma vie. Je dois donc redonner un angle proactif à cette vie à laquelle je réagis actuellement.

Etre disponible, voilà mon crédo pour les années qui viennent. Vivre avec ses passions, pas par et pour ses passions. Vivre avant tout avec son cœur de famille et pour son développement épanoui et heureux.

Faire en sorte que les rendez-vous essentiels ne soient pas loupés et reportés, que ma femme soit écoutée, comprise, prise à l’égal de mon être, et que la vie soit reprise à deux.

Dois-je moi aussi comme de nombreux autres femmes et hommes imposer tout cela à ma femme et à mes enfants ?

Distribuer son temps permet d’atteindre l’équilibre, chercher à redistribuer sans cesse son propre temps et celui des autres, ou bien à trouver un moment pour creuser chacune de ses pensées et idées, est-ce viable ?

Je vais donc travailler à ce que mon activité professionnelle devienne pérenne et que son temps réduise, et non à ce que ma pérennité professionnelle enterre ma vie personnelle.

jeudi 8 mars 2007

gestion de conflits

Suite à la formation de la semaine dernière sur la gestion des conflits, et surtout suite à des lectures contextuelles passionnantes, j'avais oublié de poster ca...

Cas d’école classique : un client est mécontent et devient agressif. Il déverse des jugements que chacun d’entre nous, dans sa mission et sa responsabilité, peut redouter d’entendre. Le conflit, qui peut être vécu comme un combat, doit être affronté de face, avec respect mutuel et réciproque. En partant positif et avec son travail accompli en accord avec le cadrage initial, voici quelques retours d’expériences intéressants pour murir la démarche de gestion de conflit.

Mesurer le risque

Il faut apporter un bémol à ce retour d’expérience, car chaque situation est spécifique. Dans de nombreux arts martiaux comme dans d’autres disciplines, la première attitude consiste à évaluer le risque et à prendre soin de sa propre sécurité. Il me semble que, dans la relation avec un client mécontent, il s’agit également du premier réflexe à avoir : évaluer les risques liés à l’insatisfaction du client, ce qu’il dit de nous, le contexte dans lequel les choses se disent, le contexte juridique etc… Nous avons à adapter notre attitude au risque que nous et le client, nous prenons pour nous même et pour la structure que nous représentons. Il n’y a donc pas de pistes générales et absolues.

Trouver « ma solidité intérieure »

« Le roseau plie mais ne rompt pas » : un classique là encore… J

Affronter l’insatisfaction d’un client est une lutte bien particulière. L’objectif est de sortir de ce « combat », dans une relation « gagnant – gagnant », au moins d’un point de vue relationnel, voire mieux bien évidemment : en faveur du projet.

On ne part pas n’importe comment dans un « combat » de ce type. Lorsque nous sommes face à l’agressivité d’un client, qui nous voit comme un « ennemi à abattre », le premier réflexe est de me connecter à ma solidité intérieure : respirer, prendre une posture corporelle stable qui va me mettre en capacité d’ouverture et de disponibilité. L’épreuve sera rude, va me demander beaucoup de conscience et de vigilance : il est donc important que je sois dans une attitude intérieure qui me dispose à cette conscience et à cette vigilance.

Dans certains cas, je vais peut-être même demander au client de décaler notre échange dans le temps (prendre un rendez-vous) ou de dans l’espace (passer du hall d’accueil à un bureau fermé) pour me donner les moyens de retrouver cette conscience et cette vigilance dont j’ai besoin. Il ne s’agit par de reculer devant un fait à affronter, mais bien de prendre les mesures nécessaires et utiles pour partir au combat dans de bonnes conditions.

Sortir du jeu « qui a tort, qui a raison ? »

Lorsque le client me dit que je suis incompétent, incapable etc… les pires choses qui pourraient m’arriver seraient :

- de le croire et d’entrer dans la culpabilité, - de croire qu’il a tort et de vouloir lui renvoyer des jugements similaires et des reproches.

Comme il est rare que nous puissions avoir tous deux raison, lorsque nous sommes en désaccord, ces deux attitudes conduiraient immanquablement à une escalade vers un jeu « je gagne et tu perds » ou « je perds et tu gagnes » et, le plus souvent, vers une issue classique de « je perds et tu perds ».

La proposition ici est de sortir de ce jeu dans lequel veut nous introduire le client (qui n’en connaît peut-être pas d’autre). C’est un pari qui défit notre rationalité. Plus d’une fois des bénéfices inattendus sont sortis de ce jeu.

Les deux attitudes suivantes « prendre conscience de ce qui se passe en moi » et « accueillir ce que dit le client » ne sont pas chronologiques. Nous passons régulièrement de l’une à l’autre. L’essentiel est donc de ne pas les omettre.

Prendre conscience de ce qui se passe dans mon for intérieur

L’agressivité d’un client, lorsque nous nous engageons avec force dans un projet ou une entreprise, quelle qu’elle soit, est un événement qui nous touche profondément. Cela nous touche dans notre identité professionnelle car nombreux sont les professionnels occidentaux qui aiment être reconnus comme un « bon professionnel », qui s’exécute sans erreurs. Cela touche aussi dans l’identité personnelle ; l’ « enfant intérieur » par exemple est souvent renvoyé à des expériences passées où un adulte lui criait « c’est faux ! ».

Il est important de voir combien cette situation nous touche et quels sont les besoins insatisfaits dans cette situation : sécurité, respect, reconnaissance des efforts que nous faisons pour bien faire notre travail, s’exprimer, être entendu, reconnaissance des difficultés de notre travail…

Nous connecter à ces besoins va nous aider à lâcher le registre destructeur des jugements, de la culpabilité, des reproches, pour trouver une zone de stabilité, de centrage, d’équilibre, où il est légitime de se sentir agacé, impuissant, exaspéré, etc. car nos besoins fondamentaux ne sont pas satisfaits par la situation présente.

Les commerciaux, les agents d’accueil, de service clientèle, de service après-vente etc. gagnent énormément de force, de disponibilité, d’ouverture et de paix, en pouvant accueillir et reconnaître la légitimité de ce qui se passent en eux, au moment où ils sont « agressés » par un client.

Il est étonnant aussi d’observer que cette force intérieure, qui s’exprime par tout le « non verbal » (80 % de notre communication), est aussi susceptible d’atteindre le client, qui peut alors sortir de son agressivité.

Prendre conscience de ce qui se passe en moi ne veut pas dire que je vais l’exprimer au client. Dans un premier temps, il sera dans l’incapacité de nous entendre !

Reconnaissons juste la légitimité de ce qui se passe en nous et la force des besoins qui nous anime.

Accueillir avec empathie ce que dit le client

Le jugement négatif est une expression maladroite d’un besoin non satisfait, maladroite car elle ne permet pas la relation « gagnant – gagnant », puisqu’elle est mortifère.

Une attitude remarquablement puissante consiste à accueillir ce qui se passe chez le client, à l’écouter et l’entendre correctement, AVANT de chercher à le satisfaire, quelle que soit l’expression de sa demande.

Si par exemple un client m’insulte car il attendait certaines fonctionnalités spécifiées, et qu’à la livraison - à un moment crucial d’un point de vue politique et à un instant déterminé de la vie de sa structure - « cela ne correspond pas du tout » à ce qu’il attendait, notre première parole ne consistera ni à nous justifier « je vous assure que cela correspond à ce que vous nous avez demandé », ni à résoudre le problème « nous allons redévelopper cela tout de suite et le compléter au regard de vos besoins », ni encore à rentrer dans la culpabilité « vraiment, je suis désolé, nous avons beaucoup de soucis en ce moment avec tous nos projets ».

Non, nous allons d’abord accueillir ce qui se passe chez le client, derrière son jugement, son agressivité. « Vous teniez vraiment à cette fonctionnalité et vous êtes vraiment très contrarié de ce qui se passe »… Et vous allez pouvoir entendre sereinement ce qui se passe pour votre client, qui dépasse souvent le fait lui même « Oui, il nous semblait stratégique que cette fonctionnalité soit en place, afin de répondre aux besoins des utilisateurs que nous avions identifiés, et afin de monter politiquement un projet réellement innovant et ambitieux pour notre structure, à un moment où de nombreuses crises politiques internes se profilent ».

Lorsque je fais cela, je ne cherche pas à résoudre le problème (sinon, je risque de m’engager sur une piste très savonnée !), et surtout je ne prends pas la responsabilité de ce qui se passe chez le client (sinon, je vais me trouver dans une situation inextricable) ! Je peux accueillir que le client tenait vraiment à cette fonctionnalité, que cela représentait surtout beaucoup pour lui en terme de stratégie et de reconnaissance personnelle. Ceci lui appartient et je n’en suis pas responsable ! Me voilà à prêter une oreille attentive et sincère au fait qu’il lui tenait à cœur de mettre cela en place, dans l’intérêt de sa structure, et sans doute aussi par amour propre ! Nous sommes loin de savoir comment nous allons pouvoir réparer cela. Nous voyons bien d’ailleurs qu’aucun dédommagement ou qu’aucune correction, après la livraison effectuée, ne peut compenser ce ratage, du fait que le moment politique important en interne, cet événement, soit déjà passé et que le coche soit « loupé » pour lui !!!

Loin de propos philosophiques, le fait incroyable qui se passe chez nous, les humains, et surtout chez les occidentaux, c’est que, dans de nombreux cas, il est important pour nous que nos besoins soient d’abord reconnus et non satisfaits. Etonnant non ?

Dans bien des cas le client qui est écouté avec empathie ainsi pendant quelques minutes lâche son agressivité. Il peut même arriver qu’une fois écouté, il n’ait plus de demande à faire à son prestataire. En tout cas, sa demande redeviendra cohérente et en lien avec le fait objectif d’insatisfaction, et non avec toute l’histoire qu’il a mis derrière le fait. Dans cet exemple, le client écouté ne cherchera pas à compenser le fait que l’événement politique interne dont il attendait beaucoup est manqué, il cherchera plutôt à trouver une solution simple pour mettre en place la fonctionnalité, ce qui évidemment n’est pas du tout la même chose !!! Parfois même, l’événement interne étant manqué, il ne cherchera plus à mettre en place cette fonction.

Dans un cas, cela peut aller à la rupture contractuelle avec le client, voire une poursuite en juridique, dans un autre cas le projet suit son cours et se verra clôturé sereinement.

Et dans de nombreux cas, la demande sera beaucoup plus réaliste, voire inexistante, que si nous avions cherché dès le début à résoudre le problème !

lundi 5 mars 2007

Communiquer écolo en politique ... le cas de la Présidence Française

La Présidence de la République Française s'engage en écologie :

- la France va soutenir un objectif contraignant de 20% d'ENR en 2020. Cet objectif sera ensuite décliné par pays au travers d'une directive. La France va plaider pour que les objectif sectoriels (électricité, chaleur, ...) soient fixés par les Etats eux-mêmes. La France ne veut pas d'objectif ENR sur l'électricité... qui sait pourquoi ?? :-) - La France va pousser pour un objectif minimal de diminution de 20% des GES pour 2020 avec 30% si possible. - l'efficacité énergétique ne devrait rester qu'un "potentiel" avec une réduction de 20% par rapport à la tendance, soit une baisse de 13% par rapport à la situation actuelle. On ne parle pas d'objectif et encore moins de contrainte. - la France va soutenir l'objectif de 10% de biocarburants, avec 3 conditions : soutenabilité, compatibilité avec les normes moteurs et émergence des biocarburants de 2ème génération. - la France propose une taxe extérieure carbone, autrement appelée "moyen de lutter contre les fuites d'émissions" pour ne pas heurter les anti-taxe.

Vous y croyez vous ? Et si tout cela n'était que de la poudre aux yeux ?

mercredi 29 novembre 2006

Communication olfactive

Vous vous souvenez vous de votre enfance ? Des jouets que vous préfériez ? Des odeurs dans les champs ou les bois, quand vous alliez vous promener avec vos parents ou bien avec la famille ? oui ? alors ce concept est fait pour vous plaire !

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lundi 20 novembre 2006

le petit et le beau Nicolas

Ce que je préfère dans toute cette histoire du bruit que fais Nicolas (Hulot), c'est que personne ne s'est aperçu qu'il n'est pas candidat, et qu'il est crédité de 10% "s'il se présentait". Quel beau score pour un non-politique : 10% simplement parce qu'il publie un n-ième superbe livre qui tire la sonnette d'alarme, et que bien-sûr ca fait 15 ans que les français voient Nicolas (Hulot) à la télé faire des cabrioles, et puis progressivement montrer le beau et la fragile de notre Terre-Mère. (...)

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samedi 4 novembre 2006

la pub sale devient écolo ?...

Des idées innovantes ET écologiques il y en a...  et en matière de publicité urbaine, y'a sans doute un créneau à prendre... sur un concept respectueux de l’environnement ... et oui ... :-)

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